Qui était-elle ?
Nom de naissance : Wangari Muta Maathai
Date de naissance : 1er avril 1940 à Nyeri, Kenya
Date de mort : 25 septembre 2011 à Nairobi, Kenya
Nationalité : Kényane
Professions : Militante écologiste, biologiste, femme politique
Enfance et éducation
Wangari Maathai naît dans une famille rurale au Kenya, alors sous domination coloniale britannique. Elle grandit dans un environnement proche de la nature, entourée de forêts, de rivières et de terres agricoles. Dès son jeune âge, elle observe l’importance de la nature dans la vie quotidienne des populations rurales. Cette expérience influencera profondément sa vision du monde. Wangari a fréquenté l’école primaire dans des établissements catholiques missionnaires où elle se distingue par ses excellents résultats. Grâce à ses performances scolaires, elle obtient une bourse pour poursuivre ses études aux États-Unis dans les années 1960, dans le cadre d’un programme soutenant les étudiants africains. Elle étudie la biologie et poursuit ensuite des études supérieures à l’université de Pittsburgh, puis à l’université de Nairobi. Wangari Maathai devient ainsi l’une des premières femmes d’Afrique de l’Est à obtenir une licence en biologie et un doctorat.
En 1971, elle décroche un doctorat en biologie vétérinaire à l’université de Nairobi. Elle devient également la première femme professeure dans cette université.
Son parcours universitaire est exceptionnel à une époque où très peu de femmes africaines accédait aux études supérieures.
Après l’indépendance du Kenya en 1963, le pays connaît une modernisation rapide, mais aussi plusieurs problèmes comme la déforestation, la pauvreté rurale, ainsi que d’autres inégalités sociales. Wangari Maathai remarque que les femmes rurales souffrent particulièrement des conséquences de la destruction de l’environnement à travers le manque d’eau, la raréfaction du bois de chauffage et la baisse des récoltes.
La création du Green Belt Movement
En 1977, Wangari Maathai fonde le Green Belt Movement.
Ce mouvement encourage les femmes à planter des arbres afin de lutter contre la déforestation, protéger les sols, améliorer les conditions de vie des populations. Le projet connaît rapidement un grand succès. Des millions d’arbres sont plantés au Kenya grâce à cette initiative. Elle a même été surnommée « tree woman » « la femme des arbres »).
Comme vous l’aurez compris, Wangari Maathai était très engagée dans les causes humanitaires, environnementales et politiques au Kenya. Dans les années 1970, elle travaille avec la Croix-Rouge kenyane pour aider les personnes en difficulté. Elle rejoint ensuite le Maendeleo ya Wanawake organization, une organisation de défense des femmes kényanes. En politique, elle lutte pour la démocratie, contre la corruption et les violences ethniques au Kenya. Sous le régime du président Daniel arap Moi, elle est plusieurs fois emprisonnée et agressée à cause de son combat pour les élections multipartites et les droits du peuple, ce qui lui a valu le soutien d’Amnesty International.
Wangari Maathai considère la nature comme essentielle à la survie des populations. Elle a lutté pour l’autonomie économique et sociale des femmes africaines.
En 1984 elle reçoit le Prix Nobel alternatif « pour la conversion du débat écologique du Kenya en action de masse pour le reboisement », en Suède.
En 2004, Wangari Maathai reçoit le Prix Nobel de la paix. Elle devient ainsi la première femme africaine à recevoir cette distinction et la première écologiste récompensée par ce prix.
Le comité Nobel salue son engagement pour l’environnement, la paix et les droits humains.
Après des années de militantisme, elle entre en politique. Elle est élue députée en 2002 et devient ministre adjointe à l’Environnement du Kenya. Wangari Maathai écrit plusieurs ouvrages dans lesquels elle partage son expérience et sa vision.
Son livre le plus célèbre est Unbowed : A Memoir (2006). Dans cette autobiographie, elle raconte son parcours, ses combats et les difficultés qu’elle a affrontées.
Aujourd’hui, Wangari Maathai est considérée comme une grande pionnière de l’écologie africaine. Le Green Belt Movement continue encore aujourd’hui ses activités de reboisement et d’éducation environnementale. Des millions d’arbres ont été plantés grâce à son initiative.
Wangari Maathai, à travers son combat, a montré que la protection de la nature est étroitement liée à la paix, à la justice sociale et au développement humain. Son héritage continue d’inspirer des générations entières en Afrique et dans le monde.

La nature est au cœur de tout !